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  • : Actualités, syndicalisme, au détour des Autoroutes Paris Rhin Rhône... Ce blog est en constante évolution : nombreuses mises à jour quotidiennes.
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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 19:33

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 08:58
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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 07:24

Vendredi 16 Avril 2010

"Avant on acceptait les choses parce qu'on se respectait"

 

Jacqueline de Lyon a vécu comme des milliers de Français des longs épisodes de souffrance au travail. Ancienne salariée d'une société d'autoroute, elle témoigne.

 

 

"Après être partie 4 ans de mon job, je suis revenue. Je bossais pour une société d'autoroute. Je suis revenue au moment de la privatisation. Mes anciens collègues mon traités de folle, mais il fallait juste payer le loyer. Ils avaient raison, le climat avait changé. J'avais un contrat TPA, temps partiel actualisé. 4 ans avant on acceptait beaucoup de choses, juste parce qu'on respectait les gens. Puis là, fini. Corvéable à souhait. Pour 900 heures par ans, on pouvait nous appeler pour venir bosser, même en pleine nuit pour 3 heures. 7/7, 24/24. Si tu refuses un poste, t'es mal vu. Et puis le fait que je sois partie et revenue. Forcément, j'avais dons foiré, donc je ne devais pas la ramener. Les petits chefs qui te cherchent au quotidien. Ma grande gueule que je ferme. Un petit chef qui me cherche de plus en plus. Mon toubib qui me colle 3 semaines d'arrêt pour dépression. Mon dos qui me fait souffrir de plus en plus. De l'arthrose sur toute la colonne, les épaules les doigts aussi. Le médecin du travail qui reconnait des TMS, veut me voir tous les six mois, et demande que mon poste varie, ce que je faisais avant. Le poste qui ne varie plus, puisque depuis la privatisation, la boite ne veut pas de plan social, mais compte sur les départs "naturels".

La rébellion des TPA. Je décide de bouger le cul de tous les syndicats avant que ça parte en une somme d'actions individuelles qui vont forcement amener à des sanctions individuelles. Un des syndicats m'écoute, les autres ma prennent pour une folle. L'incident est évité, ça prend forme. Pendant ce temps, mes problèmes de dos ne s'arrangent pas : je prends la tête avec mes chefs qui pensent que je tire au flan. Le médecin du travail leur en remet une couche, mais ils s’en foutent. Plus de 90 jours d'arrêt de travail sur un an, c'est désormais sûr : je suis une grosse faignasse. Ce poste qui m'aurait aidée, je l'ai de moins en moins souvent. Puis plus du tout. Puis je me ramasse tous les postes de merde : 3 heures par jour, tous les jours. Jamais un poste complet dans la semaine, sauf les jours de grand trafic, ces jours ou forcement, je vais me casser le dos à fond.

Le syndicat est toujours là, derrière moi. Il ne loupe pas une occasion de faire chier mon chef de centre, parce que d'autres arrivent aussi, pour dire leur mal-être. Le syndicat commence à venir voir mon chef de centre, un nouvel embauché clairement pour qu'il y ait un max de "départs naturels".
Grace au syndicat, je n'ai pas claqué la porte comme d'autres, j'ai fait une formation de 3 mois, le médecin du travail, m'a déclarée inapte, la boite ne pouvait bien sur pas me changer de poste et ma licenciée."

OMRI EZRATI

 

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Témoignage visible sur STOP Harcelement

 

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 06:55


Les postiers à l'Assemblée !
Besancenot, martyr de La Poste

Les postiers à l'assemblée nationale
envoyé par E_varlin. - L'info internationale vidéo./>

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 06:41

 Lors de mon accident cardiaque survenu sur mon lieu de travail et pendant mes heures de travail le 15 mai 2006, aucun des syndicats « dits »représentatifs CGT, CFDT, UNSA, ni même les délégués et représentants du CHSCT de l'époque n'ont voulu me défendre pour faire reconnaître le caractère professionnel de mon accident, certains ont même dit « il n'est pas de chez nous qu'il se démerde ».

SANEF a contesté auprès de la caisse de sécurité sociale de Boulogne sur mer afin que cet accident ne soit pris sur le compte de l’employeur.

Aujourd'hui, après plus de 3 ans de procédure et de lutte contre la sécurité sociale, SANEF, et le Tribunal des Affaires de la Sécurité Sociale (TASS) de Boulogne sur mer, ce dernier a reconnu par jugement du 11 septembre 2009 l' ACCIDENT DE TRAVAIL dont j'ai été victime le 15 mai 2006

SANEF pour sa part, mise en cause pendant toute la procédure par le tribunal a fourni des conclusions relatant des dires mensongers et inexactes sur mon travail des 25 dernières années et du jour de l'accident, (Méfiez vous si cela devait vous arriver, surtout de vos collègues qui témoignent pour un éventuel avancement).

Grâce au syndicat SUD
, j'ai obtenu gain de cause et justice et OUI!!!

Sud ne m'a pas demandé, ni regardé si j'étais rouge, jaune, bleu ou vert, Non SUD a défendu, qui comme je le crois est le rôle principal d'un syndicat de défendre un salarié qui travaillait pour un autre établissement certes mais qui reste le même employeur (à savoir la SANEF).

Je regrette profondément que certains d'entre vous se regardent le nombril et sont fiers de dire à leur famille qu'ils défendent les salariés. (En signant des accords qui ne profitent qu'à eux même).
J'ai bien connu(en 25 années de SANEF) les élections de copinage et d'intérêts personnels pour certains des délégués élus ou non, cela ne m'étonne pas, vos agissements qui ne défendent pas les salariés qui vous font confiance sont tout simplement honteux.

SUD a su m'aider quand je baissais les bras, car 3 ans de procédure c'est très long et ce n'est pas terminé puisque SANEF m'a licencié le 15 mars 2007 sans vouloir me reclasser loyalement puisqu'elle ne m'a proposé qu'un poste à temps partiel (25h) sur REIMS, comme femme de ménage ... en réunion CE de l'époque, vous avez approuvé avec les ressources humaines et son directeur.
Encore une fois personne n’a bougé pour me défendre sauf SUD !

A ce jour, le syndicat FO déclare dans un trac la fin des péages en 2013 avec la mise en place du FREE FLOW et reconnait que la direction, je cite : « Enfin, tombe le masque ».

Il vous a fallu du temps pour vous apercevoir de la réalité et de vous faire « rouler dans la farine » par une direction qui ne pense que FRIC et ACTIONNAIRES.

Comme d'habitude, certains d’entre vous réussiront ou seront promus à coup de promesses ou de signatures bidon, il faut rappeler que vous êtes des salariés protégés par vos mandats de délégués syndicaux, mais méfiez vous une alliance syndicale avec la direction peut vous desservir..

Non Mesdames et Messieurs les délégués, je ne vous remercie pas, Oui je suis scandalisé de vos comportements qui perdurent puisqu’une déléguée CFTC de Senlis a récemment témoigné contre une receveuse licenciée, en soutenant les ressources humaines aux Prud'hommes.
Ne soyons donc pas étonnés des résultats actuels, de vos agissements qui vont dans le sens du HIT SANEF et d'ouvrir les portes du licenciement de vos collègues et des travailleurs honnêtes qui vous ont fait confiance malheureusement.

Défendre les salariés doit être le seul intérêt d'une organisation syndicale. 
  

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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 07:33
Vendredi 17 octobre, rattrapé par la crise financière, le titre Eiffage dégringole à environ 27,50 € en cours de journée.
Voici les commentaires des internautes de tous bords (en particulier des salariés Eiffage) autour de ce titre.  Grosse colère...
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5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 06:52
Il était une fois... un DRH irrespectueux, virulent avec les élus SUD et qui ne salue toujours pas ses représentants...Cela s'appelle de la discrimination syndicale. Décidement Rien d'Humain !

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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 05:06
Vous prendrez bien un p'tit T ? 
Le thé est familial, chaleureux, intime. Attention, il est diurétique (il donne envie d'aller faire pipi!).

17/09/2008
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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 07:22
Lettre d’un cheminot gréviste

  trains019.gif

Chère cliente, cher client,

Je suis en grève aujourd’hui et je l’assume. Oui, j’assume de devoir vous poser des problèmes dans votre train-train quotidien, j’assume de vous obliger à modifier vos habitudes quotidiennes.
On m’accuse de vous prendre en otages. Mais vous ai-je enfermés, vous ai-je attachés ? Non, je vous laisse libres. Libres au milieu des contraintes que vous acceptez tous les jours sans vous en plaindre. J’assume pleinement de vous laisser voir vos chaînes, parce que ces chaînes sont aussi les miennes. Parce que moi aussi, je dois faire garder mes gamins quand je commence au petit matin, moi aussi, quand je rentre le soir, j’ouvre ma boite à factures qui naguère s’appelait boite aux lettres, moi aussi, je m’affale parfois dans le canapé pour manger docilement la soupe de la télé, car moi aussi, je vis dans cette société. Oui, je l’assume.
Comme j’assume les contraintes de mon métier qui me font vivre à part du groupe, qui me font travailler avant vous pour vous emmener bosser et après vous pour vous ramener à la maison. Pour vous emmener dans votre famille passer les fêtes, je ne les passerai pas dans la mienne. Je vous transporte et par définition, mon travail commence là où s’arrête le vôtre, et vice versa.
Quand j’ai pris la décision de faire ce métier, il y a 15 ans, j’ai pesé le prix de ma mise à l’écart de la vie collective, par les horaires farfelus. Ce prix, je l’ai accepté et j’entends me le faire payer. Bien sûr, je ne suis pas le plus mal loti de la terre. Bien sûr, il y a bien pire et bien plus malheureux. Mais doit-on se sentir coupable d’avoir un toit en voyant les sans-abri ? Doit-on se sentir coupable d’avoir un emploi en comptant les chômeurs ? Doit-on se sentir coupable de se défendre ? Ma défense, je l’ai préparée. Parce que les résultats des élections de mai ne laissaient aucun doute. Le conflit aurait lieu, historiquement il devait avoir lieu. Où et quand ? Vous avez la réponse aujourd’hui. Parce que, je ne vous le cache pas, Il était encore sur le yacht de Bolloré que je mettais de côté l’argent nécessaire à ce combat. S’il le faut, celui prévu pour quelques projets futiles sera utilisé et tant pis si le home cinéma ne vient pas dans mon foyer cette année. Quoi, j’aurais pu me payer un home cinéma et je suis dans la rue ? Eh bien ça aussi je l’assume. Et sans aucune honte depuis que j’ai lu que la marque qui commercialise le plus grand écran plasma, un joujou à cent mille euros, visait aussi le marché des particuliers en France. On me donne 2600 euros par mois pour conduire les trains, pas pour acheter mon silence et ma docilité. On trouve au MEDEF des syndicalistes bien mieux lotis ayant toujours une larme à faire couler sur leur sort.
C’est aussi pour ça que j’assume de faire grève aujourd’hui.
On m’accuse de ne pas faire preuve de solidarité parce que la réforme est nécessaire et doit être approuvée. A force de lire les rapports du Conseil d’Orientation des Retraites, à force de lire tout ce qui peut me tomber sous les yeux parlant de retraite, du Sénat au blog débile, j’ai acquis la conviction que tout cela aurait pu être évité, pour moi comme pour vous, si nos dirigeants avaient préparé ces échéances comme j’ai préparé cette grève.
On nous a parlé de catastrophe, de faillite, de banqueroute même, or n’importe quel économiste honnête vous le dira : en 2000, l’effort prévisible à réaliser, sans rien changer pour les retraites, pour les 40 années à venir était calculé inférieur à celui fourni pendant les 40 années passées. On n’a montré que le petit bout de la lorgnette, on n’a pas dit que la richesse du pays augmenterait plus vite que cette charge, même dans les pires scénarii. Il y avait ce problème du baby boom ? Et alors, est-ce une raison pour tout mettre à bas alors qu’il suffisait de remplir le fonds de réserve des retraites créé en 2002, la seule véritable réforme honnête faite sur le sujet ? Que fait un ménage quand il sait qu’une dépense va venir ? Soit il économise, soit il emprunte, soit il attend et se serre la ceinture le moment venu. C’est cette voie qu’ont choisie nos dirigeants, c’est regrettable mais je suis citoyen et je respecte les suffrages. Alors cette politique qui n’est pas la mienne, je l’assume y compris les conséquences, y compris cette grève.
Aujourd’hui, je refuse de faire mon travail dans la société parce que j’ai un différent à régler avec cette société. J’utilise un moyen légal, constitutionnel, occasionnant une gêne que l’assume pleinement parce que je suis dans une entreprise qui fait des bénéfices et qui, seule, paye les avantages de mon régime de retraite. Une cotisation patronale supérieure de près de 12% à celle de votre patron, soit environ 500 millions, pour compenser un âge de départ inférieur au vôtre, dans des conditions souvent inférieures aux vôtres, d’ailleurs. Le reste ? C’est ce que nous paierions ensemble si nous étions dans le même régime. D’ailleurs la compensation entre régimes bénéficie à 93,7% aux artisans, commerçants, salariés et exploitants agricoles, et en 2015, mon régime ne sera plus bénéficiaire du système mais deviendra contributeur. Ces 12% sont à moi, pas à mon entreprise qui voudrait bien les récupérer. Comme les cotisations patronales, que les patrons appellent volontiers « charges », sont à vous, payant par avance votre droit à la santé ou à la retraite. C’est parce que la seule personne volée dans cette réforme c’est moi, j’assume totalement de réclamer mon dû. On me dit que ce sont finalement les clients qui payent. L’a-t-on dit aussi fort aux clients de Carrefour qui ont payé les conditions de fin d’emploi du patron d’alors ? Le dit-on aussi fort de toutes ces retraites chapeaux, primes de départ et autres joyeusetés faites aux dirigeants des grandes entreprises ? Le dit-on aussi fort des avantages d’autres salariés ? A ce dernier titre, il est bon de calculer que 5 années de bonus sur une carrière de 40 ans ne représentent inalement guère plus qu’un mois et demi par an. Je n’ai jamais eu de treizième mois, l’avantage est-il si exorbitant ?
Alors j’assume ne pas vouloir perdre ces 12% dans cette réforme qui ne vous apportera rien. Le gain escompté est de l’ordre de 200 millions d’euros par an. A ce rythme, il faudra 75 ans pour rembourser les 15 milliards de cadeaux fiscaux faits cet été ! Suis-je encore le privilégié de cette société ?
Mais plus encore. Cette réforme, comme les précédentes, vous coûtera beaucoup, elle nous coûtera beaucoup à tous. Parce que c’est la solidarité que l’on tue aujourd’hui. Cette solidarité voulue par nos pères au lendemain de la guerre, cette solidarité insupportable pour qui se réclame du libéralisme et du chacun-pour-soi. Cette solidarité dont le sens profond ne dépasse pas, pour notre gouvernement, la notion de l’aumône dominicale. Mais pour moi elle a un ens, parce qu’elle est profondément humaine. C’est elle, le ciment de notre société. A quoi bon vivre comme les loups où le couple dominant mange en premier et où le dernier mange ce qui reste ? Tous mangent, certes, mais est-ce le modèle que nous voulons pour notre société ? Est-ce l’exemple pour nos enfants ? Ma conviction profonde est que la société humaine ne peut être basée que sur la solidarité, sur l’entraide mutuelle. C’est ce à quoi je crois et c’est pour cela que j’assume ce combat.

Et je me souviens de 1995. Vous étiez derrière nous à 75% ! Autre époque où nous portions l’espoir, où l’on a vu des personnes venir apporter une journée de salaire dans notre caisse de grève en nous demandant de faire la grève pour eux. La grève ce n’est pas mon métier. J’assume d’avoir laissé tomber cet espoir faute de pouvoir le porter seul. J’assume aujourd’hui de me battre d’abord pour moi, règle première de cette société libérale que je veux combattre. C’est paradoxal ? Oui, mais j’assume ce paradoxe parce que vous ne m’aimez plus aujourd’hui et que cette désaffection est le fruit d’un combat que vous n’avez pas voulu mener, croyant à tort que je le ferais pour vous. Nos père se sont battus, certains sont morts, pour nos congés, nos retraites, notre santé et pour bien d’autres choses encore. Qui se souvient aujourd’hui du prix payé par eux pour nos avantages de salariés de pays riche ?
Certains perdront leur boulot paraît-il. Mais qui est assez stupide pour m’accuser moi et laisser en paix cette crevure de directeur du personnel qui utilisera cyniquement cet alibi, ce sous-homme incapable de considérer son prochain comme son égal dans la difficulté ? Eh bien oui, j’assume de fournir cet alibi fallacieux à cette personne qui ne devrait rien avoir à faire dans la société des hommes.
Il n’y a pas si longtemps, nous, cheminots, avions un slogan plein d’avenir, nous voulions partager le progrès pour tous. Souvenez-vous : « Le progrès ne vaut… » Où est-il ce progrès, aujourd’hui où l’Homme de ce siècle a enfermé sa liberté dans une télé et un portable ? Où l’on vante les soi-disant mérites du libéralisme sans parler de ses inconvénients comme la précarité ? Où l’on détruit l’avenir de nos enfants en oubliant les combats de nos pères ? Où l’on brade notre société solidaire pour peu qu’on nous fiche la paix ? Où est-il le progrès aujourd’hui ?

J’assume tout cela, chère cliente, cher client, j’assume tout.

Philippe DUVERNAY

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8 février 2007 4 08 /02 /février /2007 00:39
Communiqué du Syndicat SUD Ville de Reims – Reims Métropole
 
  
 
Jeudi 1er février 2007, un commando composé de 7 personnes à la tête duquel se trouvaient notamment le Maire Adjoint au Personnel, la Directrice des Ressources Humaines, le Directeur technique en charge des espaces urbains, un Chef de service et un huissier de justice, a investi le Service de la régulation du trafic de la Ville de Reims.
 
Alors qu’à l’extérieur un fonctionnaire de police surveillait le personnel, les membres de SUD et la secrétaire générale de SUD-SOLIDAIRES Marne, ce commando a procédé à la saisie de l’ordinateur affecté dans le cadre de ses fonctions professionnelles à monsieur Yannick Tupenot, agent de maîtrise au sein du service de la régulation du trafic de la Ville de Reims, par ailleurs secrétaire général adjoint de SUD Ville de Reims.
 
Faisant face à une protestation vigoureuse de la part des agents, cadres et syndicalistes venus soutenir Yannick Tupenot, les membres de ce commando ont décidé d’agir en catimini.
 
Au mépris des droits les plus élémentaires de Yannick, le Maire-Adjoint au Personnel et la DRH ont interdit verbalement à plusieurs reprises à notre camarade d’assister à la procédure, dès lors qu’il serait accompagné d’un représentant syndical. Yannick ne pouvant accéder à la salle a donc été contraint de rester à l’extérieur en compagnie d’une quinzaine de personnes stupéfaits par la situation.
Les interdictions verbales se sont transformées en entrave à l’exercice de la liberté syndicale. En effet, le Maire-Adjoint au Personnel a fait obstacle physiquement à l’entrée du secrétaire général de SUD Ville de Reims dans la pièce où se trouvait l’ordinateur.
 
Notre secrétaire général s’est ensuite retrouvé coincé et écrasé entre une porte et son bâti. Puis, Le Maire-Adjoint au Personnel lui à même assené deux coups d’épaules afin de faire entrer une personne dans la salle ; Coups le contraignant en raison de vives douleurs au dos à s’asseoir. Dans le même temps, le Directeur technique en charge des espaces urbains demandait à sortir invoquant la survenue d’un malaise.
 
A force de persévérance, le secrétaire général de SUD a pu entrer dans la salle et observer que la procédure mise en œuvre ne correspondait pas au contenu du courrier qui avait été adressé à Yannick le 31 janvier 2007. Dans ce courrier, le Maire-Adjoint au Personnel informait Yannick de son « intention d’accéder à l’ensemble des fichiers et documents présents sur le poste informatique qui » lui est affecté. Or, tel n’était pas le cas. L’huissier a procédé ni plus ni moins à la saisie à l’emport du disque dur de l’ordinateur. Nous ne savons aujourd’hui où se trouve se matériel informatique…
 
Au cours de cette saisie, la DRH a menacé le secrétaire général de SUD et a même tenté de lui interdire d’utiliser son téléphone portable pour communiquer ou prendre des photos. Cela ne nous a en rien empêché de prendre des photos et surtout de filmer à l’aide de 2 caméscopes la scène (intérieur et extérieur).
 
Lors de la sortie du commando, un nouvel incident s’est produit. A l’initiative de l’huissier, une altercation avec un représentant de la presse locale (l’Union) a eu lieu ; Ce dernier étant menacé de se voir saisir son appareil photo. Le soir même, Yannick, souffrant psychologiquement de ces événements, s’est rendu chez son médecin. Celui-ci, à la vue de son état, lui a octroyé une semaine d’arrêt maladie.
 
Une semaine après ces événements, Yannick ne sait toujours pas ce qui lui est reproché. Dans la presse, il a appris qu’il avait eu un comportement délictuel et que le Procureur de la République avait été saisi par la Collectivité. De manière informelle, il nous a été dit qu’il avait commis une diffamation envers la hiérarchie. Nous n’en savons pas plus. Son dossier administratif personnel que nous avons consulté à la DRH est vide. Il ne contient aucun document relatif à l’usage de son pc, ni même le courrier du 31 janvier 2007… Alors qu’aucune sanction n’a été notifiée à Yannick, nos deux demandes de dialogue adressées au cabinet du Maire sont restées lettre morte.
 
A ce stade, nous constatons :
- Une entrave à liberté syndicale (ce n’est pas la 1ère fois, mais celle-ci est flagrante et indiscutable) ;
- Une entrave au droit du travail (Yannick est dépossédé de son outil de travail) et une remise en cause des droits des fonctionnaires ;
- L’exercice d’une forme de violence envers non pas un agent mais plusieurs (les agents présents sont encore choqués par cette violence symbolique et physique, ainsi que par le mépris et l’arrogance);
- Des pratiques indignes d’une grande collectivité comme la notre, rappelant des systèmes bureaucratiques dont il reste peu d’exemples sur la planète;
- La violation des droits de la défense : Yannick ne sachant ce qui lui est reproché, ne peut se défendre correctement. Cette situation vise à le discréditer ainsi que son action syndicale.
 
C’est d’ailleurs là, l’objectif 1er de l’opération. A travers Yannick, c’est l’action de SUD qui est visée. C’est un avertissement à l’ensemble du personnel au moment même où notre collectivité connaît une grave crise de management et financière et où l’influence de SUD ne cesse de croître…
 
Cette action commando n’est que la poursuite d’actions entreprises au cours de ces derniers mois et qui interrogent sur la neutralité du Directeur général et de la DRH, membres tous deux du même syndicat que monsieur le Maire qualifie lui-même de « syndicat maison ». En septembre dernier, Yannick avait ainsi déjà été la victime d’une tentative de mutation d’office interne, vers un poste comportant des contre-indications médicales sévères pour lui. En fait, depuis que Yannick a été candidat de SUD aux élections au Comité d’Action Sociale, marquées par le score de SUD (21% des suffrages et 2ème organisation syndicale lors de ce scrutin), il est devenu une cible pour celles et ceux que les élections professionnelles territoriales de 2008 effraient…
 
Yannick n’a commis aucune faute. Faisant preuve de courage, il s’est seulement opposé à des cadres qui méprisent les agents qu’ils qualifient de « vérole » et de « faignasse », en toute impunité. Aujourd’hui, il se retrouve soumis à un véritable lynchage public, traité comme un terroriste ; son employeur faisant appel à la police nationale et les Renseignements généraux s’en mêlant même (coup de fil à SUD, le 6 février 2007).
 
Aujourd’hui, nous en appelons à notre employeur, monsieur le Maire de Reims, pour qu’il fasse cesser cette situation de harcèlement et de discrimination envers Yannick et les membres de SUD (pour certains, retard de 14 mois lors de leur nomination à un échelon supérieur !). Nous l’enjoignons à entendre l’émoi et l’indignation envers la méthode employée à l’encontre de Yannick, manifestés par ses collègues et certains camarades syndicalistes (que nous remercions vivement). Nous lui demandons d’assurer à Yannick un retour au travail dans des conditions respectant ses droits.
 
Nous invitons les personnels territoriaux, les syndicalistes, leurs organisations, les élus locaux et les citoyens attachés au respect des libertés à interpeller monsieur le Maire de Reims, à témoigner de leur solidarité envers Yannick, à faire connaître cette affaire sordide.
 
Monsieur Jean-Louis SCHNEITER, Maire de Reims
Hôtel de Ville – 51 096 Reims Cedex – FAX : 03.26.77.77.10
 
Syndicat SUD Ville de Reims – syndicat.sud@mairie-reims.fr - 06.75.13.8. 57 – FAX : 03.26.26.97.23
 
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